Les développeurs de l'écosystème Ethereum viennent de publier un prototype du concept de "Native Rollups". Cela a été réalisé sous la direction de l'équipe du client d'exécution Ethrex, en collaboration avec des chercheurs de la Fondation Ethereum et des contributeurs de L2BEAT. Concrètement, à quoi sert ce "Native Rollups" ? Pour faciliter la compréhension, faisons une simple analogie : Ethereum L1 est semblable à la plus sécurisée des "grandes banques", tandis que L2 correspond à de nombreuses petites agences ouvertes à l'extérieur de cette "grande banque". Ces petites agences souhaitent rendre le traitement des affaires plus rapide et moins coûteux, mais elles doivent prouver qu'elles ne trichent pas, que leurs livres sont corrects, et elles doivent mettre en place un "système de preuve". Actuellement, il existe deux types de "systèmes de preuve" : l'un est le système de preuve de fraude (celui de type Optimistic, qui a généralement une période de contestation de 7 jours, ce qui est assez contraignant) ; l'autre est le système de preuve ZK (complexe, difficile à écrire, et les mises à jour ne suivent pas facilement la chaîne principale). Le résultat est que, la sécurité des petites agences doit être maintenue par leur propre équipe ou un "comité de sécurité", et les mises à jour nécessitent des réunions et des votes, rendant difficile la réalisation d'une véritable décentralisation, et en cas de bug, elles doivent le corriger elles-mêmes. Dans ce contexte, le Native Rollups est apparu. Cela signifie : laisser directement la "grande banque" Ethereum aider ces petites agences L2 à vérifier leurs livres. Comment cela fonctionne-t-il ? Grâce à un précompilé appelé EXECUTE (précompilation, proposition EIP-8079), les petites agences envoient un ensemble de données de transactions à la chaîne principale, qui "réexécute" directement ces transactions (re-execute) pour confirmer si elles sont correctes ou non. C'est comme si la chaîne principale recalculait ses comptes pour s'assurer qu'il n'y a pas d'erreur. Quels sont les avantages ? L2 atteint une sécurité équivalente à celle de L1, la vérification utilise le moteur d'Ethereum lui-même, et en cas de bug, c'est un bug d'Ethereum, pas de la petite agence. Elle hérite de toute la sécurité de la chaîne principale, sans avoir à gérer des comités de sécurité ou des ponts multi-signatures, ce qui permet d'atteindre une véritable décentralisation ; Les mises à jour suivent automatiquement : si L1 effectue une mise à niveau de hard fork de l'EVM (comme certains nouveaux opcodes), le Native Rollup est automatiquement compatible, l'équipe L2 n'a pas besoin de modifier le code ; ...